Le premier drone solaire autonome plusieurs heures d’affilée

Une start-up toulousaine commercialise depuis quelque mois le premier drone autonome fonctionnant à l’énergie solaire. Une avancée technologique unique au monde qui propose aux particuliers comme aux professionnels un moyen de survol plus écologique.

 

Une autonomie de 8 heures de vol

Baptisé « SB4-Phoenix », cet objet volant ressemble à un avion miniature et pèse 3 kilogrammes et a une envergure de 3 mètres. Ses ailes sont couvertes de 40 cellules photovoltaïques d’une puissance de 115 watts et alimentent un moteur électrique et une batterie.

Cartographie, météo, surveillance,… les drones sont de plus en plus utilisés. Avec un léger inconvénient toutefois : une autonomie limitée à quelques heures.

Mais le drone inventé à Toulouse par la jeune entreprise Sunbirds n’a pas ce défaut. Lancé à la main, celui-ci peut voler pendant huit heures, ce qui permet d’explorer de grands espaces. « Il peut voler entre 8 et 10 heures d’affilée, en fait aussi longtemps que le soleil le permet. Seuls les drones à moteur thermique sont capables de voler aussi longtemps, mais ils sont quatre fois plus chers » explique Laurent Rivière, président de Sunbirds.

 

Un outil de surveillance écologique

Ce drone solaire, équipé d’une caméra thermique, est vendu entre 25 000 et 40 000 euros. Pour concevoir le procédé d’intégration des cellules solaires à un coût raisonnable, la start-up toulousaine a travaillé avec le CEA Tech (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), qui a mis au point une aile ultralégère, robuste et à haut rendement solaire. Ses chercheurs ont levé des freins technologiques pour l’aérodynamisme, le poids, l’intégration des cellules et le pilote automatique (le drone peut voler seul).

Il peut soit filmer, soit cartographier, sur plusieurs hectares ou kilomètres. « On peut l’utiliser pour surveiller de grandes concessions forestières par exemple ou pour évaluer la quantité de produits phytosanitaires que nécessite une parcelle précise sur une exploitation agricole », précise Laurent Rivière.

L’engin a par exemple effectué des essais avec Enedis (ex-ERDF) qui à l’heure actuelle fait décoller des hélicoptères pour inspecter les lignes électriques, avec les coûts et l’impact sur l’environnement que cela peut engendrer.

La réglementation étant contraignante en Europe et aux Etats-Unis, Sunbirds vise l’observation des grandes étendues en Afrique, Amérique du Sud et Australie pour la cartographie, l’agriculture et la surveillance des forêts.

Sunbirds prévoit d’en construire 100 par an dès 2019.

 

Sources : Les Echos, FR3
Crédit photo : ©sunbirds

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