Conseils & Actus
DPE : tout comprendre au classement énergétique de votre logement

Classe énergétique d’une maison : tout comprendre

Depuis 2011, lorsqu’une agence immobilière met en vente ou en location une habitation, elle est dans l’obligation de renseigner sa classe énergétique. Et ce, à l’aide d’un diagnostic de performance énergétique (DPE). Ce document technique, instauré en 2006, a vocation à améliorer l’information du grand public. Réalisé par un professionnel, il permet de noter les logements en fonction de leurs performances énergétiques.

Loin de n’être qu’un indicateur, ce document est opposable depuis le 1er juillet 2021. Un changement apporté par la loi Elan de 2018 (portant sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) confère de nouveaux droits aux occupants. Dans les faits, si l’étiquette énergie attribuée à un logement est inexacte, l’acheteur ou le locataire pourra se retourner légalement contre le vendeur ou le bailleur ! « Cette refonte s’inscrit dans un contexte plus large d’accélération de la rénovation énergétique des bâtiments », indique le Gouvernement dans une brochure dédiée.

Qu’est-ce que la classe énergie d’une habitation ?

La classe énergie d’un logement correspond tout simplement à un indicateur de performance énergétique. Ce n’est ni plus ni moins qu’un système de notation des appartements et des maisons, établi grâce à une échelle de 7 classes, représentées par les lettres de A à G, mais nous y reviendrons. Son objectif est simple : fournir suffisamment d’informations à l’occupant du logement afin qu’il soit en mesure d’anticiper ses futures consommations de chauffage au moment de l’achat ou de la location du bien. Plus la note sera proche de G, plus le logement sera énergivore. Faisant augmenter de fait le montant de la facture d’énergie. Au contraire, un logement classé A ou B sera logiquement moins consommateur.

Comment s’établit le classement énergétique ?

Comment connaître la classe énergie de votre logement ? Il suffit de consulter votre DPE. L’étiquette énergie en offre une synthèse en quelque sorte : elle indique, en premier lieu, les classes énergie – de A à G – à l’aide d’un code couleur, renseignant ainsi la performance du logement en matière de consommation d’énergie et l’impact en matière d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais encore une fois, elle affiche uniquement le résultat du DPE. Ce diagnostic du logement doit être réalisé à l’initiative du propriétaire et à ses frais. Il « doit être établi par un diagnostiqueur, qui est un professionnel indépendant satisfaisant à certains critères, notamment de certification, et ayant souscrit une assurance professionnelle », indique le Gouvernement. C’est lui qui va établir le classement énergétique via une étude profonde du logement en mesurant toute une série de critères. « Le DPE s’appuie sur les caractéristiques physiques du logement comme la géométrie du bâti, la qualité de l’isolation, le type de fenêtres, le système de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire. », détaille une FAQ du ministère de la Transition écologique, datée de novembre 2021.

Quelles sont les 7 classes énergie existantes ?

Chaque lettre de A à G correspond à une fourchette de consommations exprimées en kWh d’énergie primaire (EP) par mètre carré et par an (kWhEP/m².an), pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et le refroidissement. À savoir que quand on parle d’énergie primaire, on fait référence à l’énergie non transformée, nécessaire pour fournir le logement en énergie finale. Cette précision permet de prendre en compte les pertes d’énergie lors de la production et du transport.

Les classes énergies sont les suivantes :

  • A : consommation inférieure à 70 kWh/m2.an et émissions de moins de 6 kg.m2 de CO2 par an
  • B : entre 71 et 110 kWh/m2.an, et entre 7 et 11 kgeq CO2/m2 par an
  • C : entre 111 et 180 kWh/m2.an, et entre 12 et 30 kgeq CO2/m2 par an
  • D : entre 181 et 250 kWh/m2.an, et entre 31 et 50 kgeq CO2/m2 par an
  • E : entre 251 et 330 kWh/m2.an, et entre 51 et 70 kgeq CO2/m2 par an
  • F : entre 331 et 420 kWh/m2.an, et entre 71 et 100 kgeq CO2/m2 par an
  • G : supérieure à 421 kWh/m2.an, et plus de 101 kgeq CO2/m2 par an

Comment savoir si un DPE est bon ?

Il est possible de vérifier la validité d’un DPE sur le site de l’observatoire des DPE de l’Agence de la transition écologique (ADEME). Pour se faire, il vous faut renseigner le numéro à 13 chiffres du DPE dans l’onglet « Trouver un DPE ». « Les données des DPE établis par les diagnostiqueurs immobiliers depuis le 1er juillet 2021 sont désormais disponibles en Open Data », indique l’ADEME sur sa plateforme. Elles renseignent l’étiquette-énergie, les niveaux de performance, ainsi que le diagnostiqueur ayant réalisé le DPE.

Cependant, il convient de vous assurer que le DPE a été convenablement réalisé. Celui-ci doit donc afficher l’étiquette énergie regroupant les seuils de consommation et l’étiquette climat (GES). Le DPE doit ensuite fournir des informations précises sur les différents postes de consommation que sont :

  • Chauffage
  • Eau chaude sanitaire
  • Refroidissement
  • Éclairage
  • Auxiliaires

Il doit également détailler les estimations des coûts annuels de votre logement. « Les coûts sont estimés pour une utilisation standard et peuvent donc significativement fluctuer selon l’usage du logement, la météo ou encore le nombre d’occupants. Cette estimation ne peut être comparée aux factures réelles des usagers », indique le Gouvernement.

C’est aussi un indicateur du confort d’été et de performance de l’enveloppe du bâtiment, soit l’ensemble des parois comme les murs, les fenêtres ou le toit. Il fait notamment des recommandations d’usage, afin d’améliorer le classement énergétique de votre bien, comme baisser le chauffage.

Fort de son étude du bâti, le diagnostiqueur doit avoir rédigé une série de recommandations de travaux, ainsi qu’un ordre de priorités à respecter. Le DPE fournit, par exemple, des bouquets de travaux prioritaires ou permettant d’atteindre un niveau performant. La durée de validité d’un DPE est de dix ans.

Quelles sont les conséquences d’un mauvais DPE ?

À noter qu’un mauvais DPE aura des conséquences à terme pour le propriétaire bailleur. Les logements classés F et G sont considérés comme des passoires thermiques par l’État. Elles constituent « la cible prioritaire des politiques publiques de rénovation du parc de logements, compte tenu du caractère élevé de leur consommation énergétique et de l’exposition de leurs occupants à des risques de précarité énergétique ». Dans un premier temps, ces deux classes feront l’objet d’incitations. Depuis le 1er septembre 2022 par exemple, l’audit énergétique est obligatoire pour toute vente de maison individuelle ou de bâtiment d’habitation collective en monopropriété. Et l’augmentation des loyers est désormais interdite, tant que le logement n’a pas quitté la classe F ou G.  Ces passoires seront purement et simplement interdites à la location selon le calendrier suivant :

  • À compter du 1er janvier 2023 pour les logements qui consomment plus de 450 kWh/m2.an
  • À compter de 2025 pour les logements classés G.
  • À compter de 2028 pour les logements classés F.
  • À compter de 2034 pour les logements classés E.

En dehors des obligations légales, un mauvais DPE, que l’on soit locataire ou propriétaire, est une source d’inconfort… Bien sûr, vous aussi, propriétaires comme locataires, souffrirez d’un mauvais DPE. Sources d’inconfort, ces mauvaises performances énergétiques entraîneront aussi un sacré trou dans votre budget.

Comment améliorer la classe énergétique de sa maison ?

Pour améliorer la classe énergétique de votre logement et donc réduire votre facture d’énergie, il s’agira avant tout de suivre les recommandations faites par le diagnostiqueur au moment de la réalisation du DPE. Si vous vivez dans un logement performant, vous pourrez vous contenter d’appliquer les bons gestes, comme baisser la consigne de chauffage ou éteindre les appareils en veille.

Quant aux passoires thermiques, il faudra engager des travaux d’amélioration, comme une rénovation énergétique ou un changement d’équipement, au profit de solutions moins énergivores. Les actions à engager sont très nombreuses. Citons par exemple :

  • L’isolation (mur, toiture, plancher…)
  • Le chauffage (pompe à chaleur, chaudières biomasse)
  • La ventilation (VMC double flux)

Le hic ? Ces travaux ont un coût non négligeable. Pour inciter fortement les propriétaires et locataires à engager ces travaux de rénovation énergétique, les pouvoirs publics ont déployé de nombreuses aides :

  • MaPrimeRénov’ : une aide financière, dont le montant dépend des travaux réalisés et du revenu fiscal de référence du ménage.
  • L’éco-PTZ : un prêt sans intérêts jusqu’à 50 000 € et remboursable sur 20 ans.
  • L’aide MaPrimeRénov’ Sérénité : destinée aux ménages modestes, elle peut prendre en charge jusqu’à 50 % du montant d’un chantier.
  • Le chèque énergie : de 48 € à 277 € en fonction des revenus fiscaux des ménages.
  • La TVA réduite à 5,5 %.
  • Les certificats d’économie d’énergie (CEE).

Franchir le pas peut être difficile. À noter toutefois qu’améliorer la performance énergétique de votre logement, revient à contribuer à la transition énergétique ; optimiser votre confort ; générer des économies sur votre facture d’énergie ; et valoriser votre bien immobilier – plus la classe énergétique (A,B ou C) du logement sera élevée, plus celui-ci prendra de la valeur !

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