L’autoconsommation, kesako ?

Dossier thématique sur l'autoconsommation en France

L’autoconsommation consiste à consommer l’électricité que l’on produit sur place

Il existe aujourd’hui deux façons d’utiliser l’énergie produite par des panneaux photovoltaïques :

  • la vendre à EDF Obligation d’Achat avec un contrat d’achat
  • la consommer pour ses propres besoins.

L’autoconsommation est un principe simple et vertueux en faveur de la sobriété énergétique

Elle consiste en une approche globale et intelligente de l’énergie dans un foyer ou un bâtiment quel qu’il soit. L’émergence de l’autoconsommation marque un tournant dans la transition énergétique. Elle répond à une demande profonde des clients. Entre la hausse de la facture énergétique et la baisse des coûts liés au photovoltaïque, l’autoconsommation devient de plus en plus compétitive. Investir dans une offre en autoconsommation sécurise le prix du kWh à long terme.

L’autoconsommation, comment ça marche ? 

L’électricité produite grâce aux panneaux solaires photovoltaïques est consommée directement par les appareils électriques du foyer chez les particuliers. Chez les professionnels, le principe est le même avec une synchronisation encore meilleure entre les besoins électriques et les périodes de production.

Les panneaux photovoltaïques captent la lumière et produisent du courant en continu. Ce courant continu est dirigé vers un onduleur qui le convertit en courant alternatif, compatible avec le réseau public. L’électricité produite par les panneaux est alors tout simplement consommée par vos appareils électriques.

Pourquoi autoconsommer ? 

  • Autoconsommer, c’est revenir aux fondamentaux du solaire photovoltaïque, sa véritable vocation : produire de l’énergie localement, au plus près du lieu de consommation.
  • Autoconsommer, c’est couvrir une partie de ses besoins électriques avec une énergie propre, produite « soi-même » et sur place. Cela permet notamment de maîtriser le coût de son kWh électrique, au moins pour une partie de sa facture et de réaliser des économies.

Pour bien autoconsommer, il s’agit de consommer idéalement au même moment que l’on produit de l’électricité, c’est-à-dire lorsqu’il y a le plus de soleil dans la journée. Cette synchronisation production/consommation permet notamment d’optimiser le taux d’autoconsommation et le taux de couverture qui sont 2 notions essentielles pour l’autoconsommation :

  • le taux d’autoconsommation correspond à la part de production d’électricité photovoltaïque qui est consommée sur place instantanément
  • le taux de couverture effectif concerne la part de la consommation du bâtiment qui provient de l’électricité photovoltaïque produite

L’importance de bien dimensionner une installation en autoconsommation 

Le bon dimensionnement d’une installation photovoltaïque en autoconsommation est capital.

Il permet au client de bénéficier d’un générateur produisant de l’électricité au plus proche de ses besoins énergétiques : en maximisant son taux d’autoconsommation et en minimisant les pertes dues au surplus de production.

Cela nécessite une analyse détaillée du profil de consommation du client et de ses besoins énergétiques au pas horaire pour produire au plus juste. Pour déterminer le dimensionnement idéal d’une installation photovoltaïque, en effet, deux possibilités :

  • collecter les données détaillées de la consommation du foyer ou du bâtiment, c’est-à-dire enregistrer les consommations en temps réel sur une période significative et représentative des habitudes du foyer, puis extrapoler ces données sur une année entière
  • questionner le foyer ou l’entreprise sur ses habitudes de consommation (ses horaires, le nombre de personnes, son équipement électrique et l’usage qu’il en fait…), pour comprendre son comportement énergétique et calquer ce profil sur des statistiques pointues de consommations.

Stocker sa production solaire pour consommer son électricité en décalé

Bien que dimensionné « sur mesure » en fonction des besoins en électricité de chaque bâtiment, l’ensemble de l’énergie produite n’est pas forcément consommée instantanément.

Chez les particuliers, pour ne pas perdre cette énergie et optimiser son autoconsommation, celle-ci peut être stockée dans le ballon d’eau chaude électrique.

Pour cela, l’installation est équipée d’un boitier intelligent qui redirige l’électricité non consommée par les appareils électriques de la maison dans la résistance du ballon d’eau chaude électrique. Celui-ci va alors se mettre en marche pour prendre le relais et chauffer l’eau du ballon. Au lieu de se déclencher la nuit en heures creuses, le ballon d’eau chaude se déclenche alors automatiquement le jour quand il y a suffisamment de production.

Au travers de solutions de pilotage, les consommations électriques locales sont suivies en temps réel, impactant de manière directe les comportements des usagers. Les clients ayant opté pour l’autoconsommation deviennent globalement plus vigilants sur leur consommation. Ils cherchent ainsi à minimiser les rejets sur le réseau non valorisé, leurs efforts pour optimiser leur taux d’autoconsommation conduisent naturellement les utilisateurs à surveiller leur consommation, qui globalement se réduit.

Cela revient à devenir acteur de sa consommation

L’autoconsommation ne s’arrête pas à la simple consommation d’énergie photovoltaïque. Il est impératif que le client puisse visualiser ses courbes de consommation et de production afin qu’il prenne conscience de ses dépenses énergétiques et qu’il adapte ses usages pour un bénéfice maximum de son installation.

Il est très simple d’adopter quelques nouveaux réflexes au quotidien en faisant tourner ses appareils électriques les jours ensoleillés (et donc où l’installation photovoltaïque produit le plus), plutôt que les jours de pluie.

Pour les particuliers, cela concerne notamment les appareils ménagers programmables les plus courants :

  • La machine à laver
  • Le sèche-linge
  • Le lave-vaisselle

Grâce à cette prise de conscience et à l’ajustement de ses habitudes, l’autoconsommateur devient acteur de sa consommation et contribue à une certaine sobriété énergétique.

Le stockage, comment ça marche ?

Le stockage d’énergie consiste à placer une quantité d’énergie électrique en un lieu donné pour permettre son utilisation ultérieure. Il existe plusieurs technologies de stockage dont deux particulièrement connues : le Plomb Acide (ou gel) et le Lithium-ion. La technologie Lithium-ion possédant une performance plus élevée est souvent plébiscitée.

Les batteries électrochimiques fonctionnent toutes de manière similaire par réactions chimiques : les charges (électrons) se déplacent du pôle « + » vers le pôle « – » en créant ainsi de l’électricité.

La capacité d’une batterie (énergie disponible) est exprimée en kWh.

Energie (kWh) = Puissance (kW) x temps (h)

Plus la capacité d’une batterie est élevée, plus elle aura d’autonomie (à usage équivalent). Connectées à un générateur photovoltaïque, les batteries sont en mesure de stocker l’éventuel excédent d’électricité qui n’est pas consommé directement par le foyer. Quand la production d’électricité du générateur n’est pas suffisante ou inexistante du fait de la météo, cet excédent peut être utilisé. C’est une solution innovante pour développer le potentiel de l’autoconsommation : moins d’électricité perdue, donc moins de gaspillage pour plus d’économies. Le coût du kilowattheure solaire avec cette solution est inférieur à 20 cts. Stocker son énergie solaire, c’est pouvoir l’utiliser ultérieurement, notamment le soir chez les particuliers.

Les batteries endommagées ou en fin de vie doivent être collectées afin de ne pas se retrouver dans la nature.

La famille Dubois a choisi une solution d’autoconsommation avec stockage et vous explique tout dans le mini-clip vidéo suivant  :

L'autoconsommation expliquée par la famille Dubois

Source et crédits photos : EDF ENR

A lire aussi

Demandez une étude personnalisée gratuite

Gratuit et sans engagement

Nos conseillers sont disponibles du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00