L’autoconsommation

Autoconsommation

L’autoconsommation, appelée aussi autoproduction, est de plus en plus plébiscitée.

D’après le sondage IFOP-Qualit EnR réalisé en janvier 2014, un tiers des Français compte équiper son logement d’un système d’énergie renouvelable ; les chauffe-eau solaires et les panneaux photovoltaïques en tête (1). L’effet cumulé de l’augmentation du coût de l’énergie et de la baisse du prix des installations solaires rend celles-ci de plus en plus compétitives. Et de fait, de plus en plus de particuliers envisagent d’investir dans l’énergie photovoltaïque pour leur propre consommation.

De quoi s’agit-il ?

L’autoconsommation concerne deux cas de figure :

  • Il y a d’abord les systèmes autonomes qui équipent les constructions isolées sans accès à un réseau local d’électricité. Dans ce cas, on consomme uniquement l’énergie au moment où elle est produite, le surplus pouvant être stocké dans des batteries spécifiques.
  • Dans le cas d’un raccordement au réseau local, le producteur consomme en priorité sa production électrique pendant la journée et réinjecte gratuitement le surplus sur le réseau. Le soir et la nuit, le bâtiment est alimenté par le réseau local.

L’autoconsommation pour réduire sa facture d’électricité

C’est le premier atout de ce type d’équipement puisqu’il alimente les appareils électroménagers qui fonctionnent toute la journée comme les réfrigérateurs et les congélateurs. L’autoconsommation donne aussi lieu à des déplacements de charge, c’est-à-dire que les consommateurs-producteurs d’électricité vont programmer certains équipements pour qu’ils fonctionnent au moment où le rayonnement est le plus fort. Cela concerne les lave-linges et lave-vaisselle, mais aussi les sèche-linge ou les pompes de piscine, très gourmands en énergie. Pour exemple, une douche quotidienne pour un foyer de 4 personnes coûte en moyenne 320 euros par an en électricité au tarif plein.

Aujourd’hui, il est donc possible de piloter un ballon d’eau chaude pour qu’il se mette en route en journée et non plus la nuit pour profiter des tarifs heures creuses. De nouveaux systèmes de pilotage permettent de stocker l’électricité d’origine photovoltaïque non consommée en instantané dans le ballon d’eau chaude sanitaire et ainsi d’optimiser son autoconsommation. Le ballon est alimenté en énergie photovoltaïque et n’utilise pas le réseau électrique classique.

Il est également possible de mettre en place un système de monitoring permettant à l’utilisateur de suivre de près les dépenses énergétiques de son foyer toujours dans le but d’optimiser la part autoconsommée sur la production photovoltaïque.

C’est une importante économie que l’on réalise chaque année. Au final, on estime que la facture peut ainsi être réduite de 20 à 40 % entre l’utilisation de panneaux solaires pour l’autoconsommation et la mise en œuvre d’une démarche de réduction et de déplacements des consommations. Cela fonctionne à long terme puisque la durée de vie des panneaux photovoltaïques est comprise entre 25 et 30 ans.

Une installation solaire simplifié

Un autre atout concernant le photovoltaïque en mode autoconsommation est la simplicité de de la mise en place. Nul besoin de toucher au bâti de sa maison pour intégrer les panneaux à la toiture, il suffit de les installer en surimposé sur le toit.

En conclusion, c’est donc une installation solaire moins chère et plus rapidement opérationnelle. De la même manière, puisqu’il n’y a pas de revente d’électricité sur le réseau, il n’y a pas lieu de changer le compteur sauf si celui-ci est électromécanique. On évite ainsi les frais de raccordements de l’installation photovoltaïque au réseau.

Comment investir dans le photovoltaïque pour l’autoconsommation ?

Comme pour toute installation photovoltaïque, il est d’abord impératif d’établir son profil énergétique. Pour cela, il s’agit d’examiner avec précision sa consommation suivant les moments de la journée et les périodes de l’année. Plusieurs critères rentrent en ligne de compte comme le nombre d’occupants, les équipements électriques et les habitudes de consommation. C’est à partir de là que l’on détermine ses besoins. Il faut ensuite étudier la situation géographique de la construction et l’exposition du toit pour établir la production potentielle des panneaux solaires.

Quelles sont les démarches ?

Les démarches pour une installation photovoltaïque en autoconsommation sont moins nombreuses que pour un projet en revente d’électricité. Une fois le projet défini, la première chose à faire est de déposer une déclaration préalable de travaux à la mairie dont dépend la construction. Le dossier (projet, déclaration préalable de travaux et Consuel) est ensuite envoyé avec un formulaire de convention de raccordement à ERDF. Celui-ci examine les aspects techniques de l’installation. C’est une étape importante puisqu’une nouvelle installation suppose des injections supplémentaires dans le réseau local que le gestionnaire doit prendre en compte pour une distribution de l’énergie optimale et sans faille. Comme le projet n’inclut pas de rachat d’électricité, le délai d’obtention de la convention est généralement très rapide. Pour terminer, il faudra également contacter son assurance pour vérifier qu’une installation solaire est bien prise en compte dans le contrat habitation.

(1)Source : Les Français et les énergies renouvelables – Quatrième édition – Qualit’EnR & l’Ifop / Janvier 2014.

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