Le photovoltaïque en 2015

Photovoltaïque

Longtemps considérée comme trop onéreuse et peu convaincante en tant que ressource renouvelable, l’énergie solaire a gagné ses galons au fil des années. En France, comme un peu partout dans le monde, elle est de plus en plus adoptée par les particuliers et les entreprises. Va-t-on assister à une intensification massive du photovoltaïque en 2015 ?

Un contexte favorable

Ces dernières semaines, un rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE)1 a revu à la hausse ses prévisions en matière d’énergie photovoltaïque pour 2050. La production de celle-ci pourrait atteindre 16 % de la production énergétique mondiale, et pourrait même devenir la source d’énergie renouvelable dominante d’ici 2050. Plusieurs facteurs entrent en cause : la recherche publique comme privée est très active dans le domaine de l’énergie solaire, et se penche plus particulièrement sur l’amélioration de la performance des cellules tout en réduisant leur coût de fabrication. La production de masse des modules a aussi permis de réduire fortement le prix de revient grâce à des économies d’échelle. Selon l’AIE, le prix a été divisé par 6 depuis 2009 pour les panneaux solaires et de 5 pour les cellules.

Pour beaucoup de décideurs dans le monde, y compris en France, la filière photovoltaïque n’est pas seulement une énergie capable de réduire la dépendance énergétique face au pétrole ou au charbon. Elle est aussi un réservoir de croissance et d’emploi.

La France en retard

En tant qu’État Membre de l’Union Européenne, la France s’était fixé un certain nombre d’objectifs à l’horizon 2020. L’Hexagone s’est engagé à réduire de 14 % ses émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de sa consommation énergétique. En ce qui concerne la réduction de gaz à effet de serre, tout va bien puisque le pays est en passe d’atteindre son objectif avant la date fatidique. En revanche, dans le domaine des énergies renouvelables, le bilan est plus mitigé. Elle n’était que de 8,2 % en 2012, soit 60 % de l’objectif fixé pour 2020 selon le rapport publié en août 2014 par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDE). C’est en dessous de la moyenne européenne qui est à 70 %. Quant à l’énergie photovoltaïque, si elle a bien progressé en France, elle ne compte que pour 1 % de la consommation énergétique. En comparaison, en Allemagne, sa part est de 5,3 %.

Des soutiens aux énergies renouvelables

Dès lors, la politique en faveur de la transition énergétique est devenue une priorité. On le voit notamment au travers des initiatives en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

C’est le cas notamment du dispositif lancé en septembre 2014. Appelé CITE (crédit d’impôt transition énergétique), celui-ci permet une déduction d’impôts jusqu’à 30 % des dépenses d’équipement et/ou de main d’œuvre pour les travaux de rénovation énergétique. Il est plafonné à 8.000 euros par personne et 400 euros par demi-part. Pour en bénéficier, il est impératif de faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Avec ce dispositif, le gouvernement compte réduire l’impact environnemental et énergétique des bâtiments en France.

De plus en plus d’aides locales

Ce qui a changé au cours des dernières années, c’est qu’il y a de moins en moins de soutien financier au niveau national et davantage à l’échelon local. Ces dernières semaines, le gouvernement a lancé plusieurs appels à projets à destination des collectivités territoriales. C’est le cas notamment de « 200 territoires à énergie positive pour la croissance verte ». Il est destiné aux collectivités locales désireuses de mettre en place un projet de transition énergétique pour 2020. Cela concerne toutes les thématiques du développement durable, y compris l’énergie photovoltaïque.

Le solaire au service de la mobilité électrique

Le gouvernement cherche à promouvoir les véhicules électriques notamment en facilitant l’installation de borne de chargement publique et privée.
Sans doute, d’ici quelque temps, pourra-t-on avoir des panneaux solaires en autoconsommation pour recharger sa voiture, à l’instar de l’offre Ombriwatt lancée il y a quelques mois par EDF ENR.

À savoir :

La parité réseau :

D’une manière générale, la parité avec le réseau est atteinte lorsque le coût de la production d’électricité issue du soleil – qui comprend également l’investissement de départ – est équivalent au prix de vente de l’électricité sur les réseaux. Pour les fermes solaires, il s’agit du prix de gros tandis que pour les petites installations, c’est le prix de détail qui est pris en compte. En France, et notamment dans les régions les plus ensoleillées, on se rapproche de ce seuil. C’est le résultat cumulé de cellules plus performantes et d’une baisse des prix despanneaux solaires.

1L’agence Internationale de l’Energie est un organisme international fondé par l’OCDE à la suite du choc pétrolier de 1973. Sa mission est d’assurer un approvisionnement énergétique sûr et abordable à ses 29 membres. Ces dernières années, elle s’est également attachée à promouvoir les énergies renouvelables. Enfin, l’AIE a également un rôle d’information sur le marché énergétique mondial par le biais notamment de ses rapports annuels. Sources : AIE, Wikipedia

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