Les énergies renouvelables améliorent encore leur compétitivité

Les énergies renouvelables de plus en plus compétitives

A l’occasion des Assises de la Transition Energétique du 25/01/2017, l’ADEME a publié son étude « Coût des énergies renouvelables en France ». Elle montre que le coût des énergies renouvelables poursuit sa baisse rapide. Des filières comme le photovoltaïque, l’éolien, le bois énergie atteignent un niveau de coût compétitif avec les technologies conventionnelles.

 

Un contexte ambitieux, des coûts en baisse

La part des énergies renouvelables représente actuellement 14,9 % de la consommation énergétique française. L’objectif, pour les années à venir, est de porter cette part à 23 % en 2020 puis à 32 % en 2030. La bonne nouvelle réside dans le fait que les énergies vertes sont de plus en plus compétitives et diminuent de manière significative leurs coûts de production. « Les progrès technologiques et l’industrialisation ont amené les filières les plus matures à des niveaux compétitifs par rapport aux moyens de production conventionnels », souligne David Marchal, directeur adjoint Productions et Energies Durables à l’Ademe.

L’éolien et le photovoltaïque : des filières de production d’électricité matures et compétitives

L’éolien terrestre est le plus compétitif vis-à-vis des moyens traditionnels avec des coûts de production possible compris entre 57 et 91 €/MWh, selon la technologie retenue, la vitesse de vent moyenne du site d’implantation et les conditions de financement. Avec le développement de la filière, l’optimisation logistique (amélioration des technologies de transport, de gestion des chantiers, de montage des équipements…) et la mise en œuvre des innovations, les coûts de production des machines standards devraient baisser d’environ 10 à 15 % à l’horizon 2025.
La filière photovoltaïque possède un potentiel d’innovation très important sur l’ensemble de la chaîne de valeur des projets. Avec un coût total de production des centrales au sol photovoltaïques estimé entre 74 et 135 €/MWh, les meilleures d’entre elles entrent donc également en compétition avec les moyens habituels et les marges de progrès sont encore très importantes. En effet, les coûts d’investissements des centrales au sol photovoltaïques ont été divisés par 6 entre 2007 et 2014. L’ADEME estime que les coûts devraient continuer à baisser d’environ 35% à horizon 2025.

Une opportunité pour les territoires

Ces perspectives de baisse de coût sont encourageantes pour l’évolution du mix électrique français car l’éolien et le photovoltaïque sont des filières qui présentent des gisements de développement très importants pour la production d’électricité renouvelable en France. Pour atteindre les objectifs fixés par loi de Transition Energétique pour une Croissance Verte et la programmation pluriannuelle de l’énergie, des soutiens de l’Etat restent nécessaires pour accélérer le rythme d’investissement (appels d’offre, complément de rémunération, tarif d’achat). Le soutien aux autres filières moins matures aujourd’hui (énergies marines, éolien en mer…), est également important pour les emmener vers la compétitivité et relever les défis de la Transition énergétique.

 

Source : ADEME

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