Les drones, véritable aubaine pour le secteur énergétique

Les drones, véritable atout pour le secteur énergétique et les ENR

Les drones sont de plus en plus utilisés dans le domaine de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables. Ils permettent d’inspecter des panneaux solaires ou des barrages, mais aussi d’approcher de plus près des zones dangereuses, comme des plateformes offshores, des centrales nucléaires ou des éoliennes.

 

Un avenir prometteur

Le terme anglais ‘drone’ désigne d’abord et surtout un avion-cible. L’usage du mot ‘drone’ pour décrire un véhicule ou robot terrestre, de surface ou sous-marin, doté d’autonomie, est une particularité française. La classification américaine des mobiles autonomes sans humain à bord en UAV/UAS (aériens), USV/USS (de surface), UUV/UUS (sous-marins), UGV/UGS (robots terrestres) est la plus couramment utilisée dans le monde.
« Les drones ont un avenir prometteur dans le secteur de l’énergie et des énergies renouvelables » , si l’on en croit le cabinet de conseil SIA Partners. Leurs potentiels sont vastes et ils présentent de véritables avantages. En effet, ils permettent une inspection technique en zones à risque et sur des barrages ou encore la maintenance de panneaux solaires.
Grâce à ces engins motorisés volants, les examens à des fins de maintenance préventive sont optimisés, en particulier dans des zones dangereuses. “Dans le nucléaire, par exemple, il est plus facile et moins cher d’utiliser des UAV, que d’envoyer des techniciens humains”, note Paul Guermonprez, ingénieur innovation chez Intel.

Une maintenance optimisée dans les zones très étendues ou dangereuses

Dans le secteur du solaire, ils constituent des outils révolutionnaires, qui permettent de détecter des défauts. “Les fermes solaires représentent une énorme surface. Les drones vont pouvoir prendre des photos, très bien cadrées, de tous les panneaux. Ces photos seront toujours analysées par des humains, mais cela permet de gagner beaucoup de temps. S’il y a de la poussière sur les panneaux, des drones permettent même de les nettoyer ”, explique Paul Guermonprez.
Dans le cadre de la maintenance et de la supervision de ses générateurs solaires, EDF ENR Solaire utilise des drones équipés de caméras thermographiques. Déployés autour des centrales photovoltaïques, ils analysent les toitures et mesurent la température des panneaux en repérant d’éventuelles anomalies ou “points chauds”.
EDF utilise également des drones pour inspecter la structure extérieure de ses centrales nucléaires afin d’éviter la mise en œuvre de moyens humains et matériels trop importants. Là encore grâce à des caméras thermiques haute résolution, le robot détecte des défauts invisibles à l’œil nu. Les images collectées sont utilisées pour déclencher, si besoin, des opérations de maintenance ciblées et rapides.

Enfin, EDF EN (Energies Nouvelles) utilise ce type d’appareil pour inspecter les pales des éoliennes (en particulier celles situées en mer), une activité traditionnellement coûteuse et surtout très périlleuse pour les techniciens humains, qui évaluent visuellement l’état des pales en étant tractés par des cordes.
Les inspections par prise de vues suppriment ces inconvénients et permettent l’utilisation de capteurs en dehors du spectre visuel (inspection thermique à l’infrarouge, en profondeur avec des ondes sonores…). Elles permettent aussi d’automatiser certains traitements d’images (reconnaissance automatique de défauts) et de conserver un historique pour chaque pale”, indique André Moura, CEO de la startup Pro-Drone. Un des grands intérêts du drone réside dans le fait de pouvoir s’approcher très près des pales, afin d’offrir une très grande résolution, tout en faisant des économies.

Pour protéger l’environnement, mais aussi les techniciens humains, Total utilise des drones pour détecter la présence de fuites de gaz ou d’hydrocarbures sur ses plateformes pétrolières. Ces derniers peuvent déposer une “balise géolocalisée », permettant de suivre les déplacements de la nappe de pétrole, en temps réel, afin d’optimiser les opérations de dépollution ou localiser une personne tombée à l’eau et lui envoyer une bouée auto-gonflable.

Veolia a également recours aux drones pour l’observation et la maintenance des barrages difficilement accessibles pour des humains. La SARP, filiale de Veolia spécialisée dans l’assainissement, utilise ce type d’engin pour inspecter et nettoyer des ouvrages pouvant atteindre jusqu’à 40 mètres de haut.

Sources : Pierre THOUVEREZ pour Les Techniques de l’Ingénieur, Wikipedia
Crédits photos : ©StudioFly_EDF_ENR

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