Stocker l’électricité verte sous la mer ?

Des sphères sous-marines pour stocker l'électricité renouvelable

L’institut de recherche allemand Fraunhofer IWES teste un nouveau système de stockage dédié aux énergies renouvelables : un prototype sous la forme de sphères sous-marines. Le but ? Répondre à l’enjeu d’optimisation des capacités de stockage électrique au regard des objectifs de développement des énergies renouvelables d’ici 2030.

 

La part grandissante des énergies renouvelables dans le mix électrique en France comme à l’international nécessite un développement des dispositifs de stockage adaptés. En effet, les énergies vertes permettent de produire une très grande quantité d’électricité mais leur talon d’Achille est que cette production se fait de manière intermittente (présence du soleil, du vent…). De nombreuses universités et instituts technologiques essayent de trouver des manières de stocker cette surproduction ponctuelle afin de l’injecter dans le réseau en dehors des périodes de production. Prenons exemple sur le centre allemand Fraunhofer IWES (Institut für Windenergie und Energiesystemtechnik) qui a développé un ingénieux système de stockage d’énergie verte basé sur la pression marine.

Sphères de stockage et pression de l’eau

Le stockage de l’électricité est réalisé via de grandes sphères, d’un diamètre optimal de 30 mètres, immergées au fond de l’eau et soumises ainsi à la pression marine. Connectées à une installation de production renouvelable (ferme éolienne, champ photovoltaïque,… onshore ou offshore), ces sphères utilisent le surplus d’électricité produite pour éjecter, par le biais de pompes, l’eau qu’elles contiennent. A l’inverse, lorsque que la production faiblit, les sphères peuvent laisser rentrer l’eau à l’intérieur, activant ainsi une turbine productrice d’électricité. L’objectif de ce projet baptisé StEnSEA (pour « Stored Energy in the Sea ») est que chacune de ces sphères soit en mesure de produire 20 MWh.

Des tests grandeur nature

Après plusieurs années de recherche, le projet conçu par des professeurs de l’Université de Francfort et de l’Université de Sarrebruck est entré en phase de tests au mois de septembre 2016.  Un premier prototype d’environ trois mètres de diamètre a été immergé à une profondeur de 100 mètres dans le lac de Constance, à la frontière entre la Suisse et l’Allemagne. Une fois ce test de quatre semaines achevé, l’étape suivante est de trouver une zone appropriée en Europe permettant un essai de plus grande ampleur avec des sphères de stockage à la taille réelle (30 m de diamètre) et une profondeur comprise entre 600 et 800 mètres.

Sources: Tecsol, www.sciencesetavenir.fr

Crédits photos : © HOCHTIEF SOLUTIONS

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