Accueil » Guide solaire » Prix du kWh d’électricité : tarifs en 2024 et évolutions
prix electricite

Prix du kWh d’électricité : tarifs en 2024 et évolutions

Le 15 juillet 2024, dans une délibération, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) annonçait une hausse de 1% du prix du kWh d’électricité au tarif réglementé au 1er août 2024. Cette hausse a été annulée par le gouvernement. Cette mesure concernant le prix de l’électricité est loin d’être la première. Depuis déjà quelques années, le prix du kWh d’électricité apparaît comme très volatil. Entre crise de l’énergie, bouclier tarifaire, évolution des taxes et les changements sur les marchés, il est difficile de se faire une idée des prix de l’électricité. Quel est le prix du kWh d’électricité en 2024 ? Comment se structurent les offres d’énergie ? Quelles évolutions attendre ? 

Prix du kWh d’électricité, comprendre la facture 

Le prix de fourniture n’est qu’une partie de votre facture d’électricité. Il faut ajouter à cela, les frais d’acheminement et les taxes sur l’électricité. 

Pour un client au tarif réglementé de vente, avant la mise en place du bouclier tarifaire, la répartition s’organisait ainsi :

● 38 % du montant de la facture était lié à la fourniture ;
● 36 % à la fiscalité ;
● 26 % à l’acheminement, le TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité).

S’il n’est pas possible de s’affranchir des taxes et des tarifs d’acheminement, il est facile de comparer les offres pour jouer sur le prix de la fourniture. 

Prix de l’électricité : les différentes structures tarifaires 

Avant d’entrer dans le détail la fixation des prix de l’électricité, il convient de faire un point sur les différentes offres existantes pour les ménages. Il faut distinguer :

Besoin d’aide pour créer votre projet solaire ?

Appelez maintenant ou choisissez un créneau horaire pour parler de votre projet avec nos experts.

Appeler maintenant
Prendre rendez-vous >

Les offres au tarif réglementé de vente 

Les tarifs réglementés de vente (TRV) de l’électricité sont déterminés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ils doivent ensuite être approuvés ou non par le ministère de la Transition écologique et le ministère de l’Économie. Ils sont pratiqués par les fournisseurs historiques :

Les offres à prix fixes

Les offres à prix fixe sont des contrats d’électricité dont le prix du kWh reste stable pendant une ou plusieurs années. Il s’agit d’offres de marché, dont les conditions sont déterminées par les fournisseurs.

Les offres à prix indexés

Il existe également des offres à prix indexés sur les tarifs réglementés ou sur les cours de marché. Ces offres à tarifs indexés sont également des offres de marché. Elles suivent l’évolution des TRV ou celle des cours de marché selon les modalités prévues par le fournisseur.

Comment les prix de l’électricité sont-ils fixés ?

La fixation du prix de l’électricité est réalisée en fonction de plusieurs paramètres. La CRE a pour mission de réguler le tarif réglementé de vente. Les cours de l’électricité varient également sur les marchés de gros.

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité

Pour déterminer le montant du tarif réglementé de vente de l’électricité, la CRE prend en compte plusieurs éléments :

La fixation des prix sur les marchés de gros : le « merit order »

Sur les marchés de gros, le prix de l’électricité répond à la logique du « merit order » ou de la « préséance économique » en Français. Les centrales de production d’énergie (nucléaire, fossiles, renouvelables, etc.) sont appelées toutes les 30 minutes dans l’ordre croissant de leur « coût marginal ». Ce coût marginal dépend notamment du combustible. Il est donc plus élevé pour les centrales à charbon ou les centrales à gaz que pour les énergies renouvelables.

Concrètement qu’est-ce que cela signifie ? Que lorsque la demande en électricité est limitée, on appelle en priorité les énergies renouvelables et le nucléaire, dont les coûts marginaux restent faibles.

Quand la demande monte, on fait ensuite appel aux centrales thermiques à gaz ou à charbon, dont les coûts marginaux sont plus importants. En effet, leur coût est fonction du prix des combustibles soumis à une forte volatilité. C’est pour cette raison que le prix de l’électricité est corrélé au prix du gaz.

Estimez vos économies en passant au solaire

Comment réduire votre consommation d’énergie électrique sur votre facture grâce aux panneaux solaires ? Faites une simulation ! (100% gratuit)

Démarrer ma simulation

Le marché à terme

Sur les marchés de gros, il est possible également d’acheter de l’électricité à un prix fixé pour des livraisons allant de quelques mois à quelques années plus tard. Il s’agit du marché à terme. Lorsque les prix sont très élevés sur ces marchés, l’électricité a tendance à grimper sur le segment des particuliers comme des professionnels.

Quel est le prix du kWh d’électricité en 2024 ? 

Aujourd’hui, le prix du kWh d’électricité au tarif réglementé, le Tarif bleu d’EDF est de :

Ce tarif est révisé deux fois par an en fonction des évolutions du marché et de l’inflation. Traditionnellement, il fait l’objet d’une évolution au mois de février et d’une évolution au mois d’août. En 2024, la hausse prévue au mois d’août n’a pas été appliquée. 

Pourquoi le prix de l’électricité augmente-t-il ?

Au 1er février 2024, les tarifs réglementés de l’électricité ont subi une hausse de : 

Elle intervient après une hausse de 15% en février 2023 et de 10% en août 2023. C’est sans compter les vagues de hausse précédentes. 

Crise de l’énergie entre 2020 et 2022 

 Cette augmentation du prix de l’électricité ne date pas d’hier. Elle est due à plusieurs éléments conjoints, notamment :

Selon le magazine « Connaissance des énergies », le gaz naturel représentait en 2019, 19,7 % de la production d’électricité en Europe. Une hausse de la matière première entraîne donc une hausse des prix. Cette situation inédite se traduit par des pics sur les marchés. Comme le site gouvernemental, Vie Publique « De 50 euros/MWh en début d’année 2021, le prix de gros est passé à 222 euros/MWh en décembre 2021 ». À l’été, il a continué son ascension. Le vendredi 26 août 2022, le prix du MWh d’électricité sur les marchés français est passé au-delà des 800 € / MWh contre 85 € à la même époque l’année précédente.

Tout savoir sur les aides de l’état pour l’installation de panneaux solaires

Télécharger le guide

Pourquoi une telle augmentation de l’électricité en 2023 ?

La crise de l’énergie se poursuit et elle a eu des conséquences sur le marché. Notamment les prix sur les marchés à termes en 2022, pour des livraisons en 2023, ont été très élevés. C’est ce que montre le graphique ci-dessous.

Source : https://www.edf.fr/entreprises/electricite-gaz/le-benefice-arenh

En août 2022, ils ont enregistré un pic historique à 1130 € par MWh avant de redescendre entre 200 € et 400 € le MWh, contre moins de 100 € / MWh avant le début de la crise en 2021.

A cela, se combine la volatilité des prix sur les marchés court terme, le marché spot, dont il est difficile de prévoir les variations. D’après les données de RTE, le lundi 2 janvier 2023, le prix du MWh d’électricité était de 154,66 € à 9h du matin, contre 0,03 €/MWh le 29 mai à 9h du matin.

Le bouclier tarifaire : une aide prolongée en 2023

À l’heure actuelle, le gouvernement, dans le cadre du bouclier tarifaire, depuis le 1er février 2023, a limité la hausse du tarif réglementé de l’électricité à 15 % TTC en moyenne, au lieu de 120 % annoncés par les analystes. Ce gel continue jusqu’au 1er février 2024. Un bouclier tarifaire avait également été mis entre février 2022 et février 2023.

La baisse de l’accise sur l’électricité 

Afin d’endiguer la hausse des prix, le gouvernement a fortement baissé les taxes sur l’énergie en 2022 et en 2023. Principale taxe sur l’électricité, la CSPE (Contribution au Service Public de l’Énergie) est passée de 22,5 €/MWh à 1 € / MWh. Elle est repassée à 21 € / MWh au 1er février 2024. 

Des baisse sur les marchés de gros en 2023

Les prix sur les marchés à termes ont commencé à diminuer. Le 31 mai 2023, le prix du MWh d’électricité pour une livraison à un an, en mai 2024 était porté à 136,62 €. 

Quelle hausse du prix de l’électricité en 2024 ? 

En 2024, malgré des accalmies sur les marchés, les prix de l’électricité n’ont pas baissé pour les ménages. Comment expliquer cette situation ?

Presque 10% de hausse en février 2024 

Pour contrebalancer la mise en place du bouclier tarifaire, le gouvernement a plafonné l’augmentation de l’électricité à presque 10%. Cela a engendré une hausse d’environ 18 euros par mois pour les ménages. Bien entendu, ce chiffre est une moyenne. Cette hausse dépend de la consommation du ménage, du contrat d’électricité, etc. 

Pas d’augmentation du TURPE en août 2024

Le 1er août 2024 suite à une augmentation de 4,8% des tarifs d’acheminement proposé par la CRE, les tarifs réglementés de l’électricité auraient dû enregistrer une hausse de 1%. Le gouvernement a choisi de ne pas l’appliquer. 

Une baisse du prix du kWh d’électricité en 2025 ?

Après des années d’augmentation, faut-il s’attendre à une baisse en 2025 ? C’est en tout cas ce que promet Bruno Le Maire, le Ministre de l’Economie. « « La facture d’électricité de chaque Français baissera de 10 à 15% en février 2025. C’est l’engagement que je prends ce matin » a-t-il fait savoir sur BFMTV en juillet 2024. 

Toutefois, avec les élections législatives et le remaniement, rien n’est moins sûr. Reste à savoir qui seront les Ministre de l’économie et Ministre de la Transition écologique à ce moment-là. D’autant plus que le prix de l’électricité peut évoluer en fonction du contexte géopolitique, des marchés européens mais aussi des conditions climatiques à l’hiver prochain. Difficile donc de savoir si la promesse pourra être tenue. 

Et à plus long terme, quels prix de l’électricité en 2030 ? 

« Il ne faut pas se voiler la face, oui les tarifs de l’énergie vont augmenter dans le futur. » C’est ce qu’annoncait Thierry Bros, professeur à Sciences Po et analyste du secteur de l’énergie. Entre hausse des prix de production et hausse des taxes, il ya fort à parier que demain, les consommateurs paieront plus cher leur énergie d’aujourd’hui. 

En effet, la CRE a estimé le coût complet de production de l’électricité du parc nucléaire existant en France pour les futures périodes. Pour la période 2026-2030, ce coût est évalué à 60,7 euros par mégawatt-heure (€/MWh). Ce coût est prévu de baisser à 59,1 €/MWh pour la période 2031-2035, et encore à 57,3 €/MWh pour la période 2036-2040. Bien que souvent en dessous des prix des marchés de gros, cette évolution des prix de production devra forcément être répercutée sur la facture des ménages. 

C’est sans compter les hausses de la fiscalité, comme l’assise sur l’électricité, qui passera à 32 € / MWh en 2025 par exemple, ainsi que les investissements à réaliser pour moderniser le réseau de transport et de distribution. 

Difficile encore d’évaluer précisément de combien seront ces futures hausses. En effet, les facteurs étant multiples, il est impossible de dire quel sera le prix de l’électricité en 2030. 

Comment se prémunir de cette augmentation ?

Dans un contexte de hausse des prix de l’énergie, de nombreux ménages se demandent comment préserver leur pouvoir d’achat. Au 31 décembre 2023, d’après la CRE, encore 61% des Français étaient encore clients du tarif réglementé

Pour éviter de voir leur facture augmenter, les particuliers peuvent mettre en place quelques stratégies. Quelles sont-elles ?

Bénéficiez d’un bilan solaire gratuit et personnalisé à votre domicile !

Les écogestes du quotidien

Comme l’expliquait Jean-Bernard Levy, ex-président d’EDF dans une tribune au JDD « la meilleure énergie reste celle que nous ne consommons pas ». Certains écogestes peuvent contribuer à réduire votre consommation d’électricité. Par exemple, vous pouvez :

Ces écogestes sont des exemples.

Choisir une offre d’électricité adaptée à ses besoins

Afin de réduire sa facture d’électricité, il convient également de choisir une offre d’énergie adaptée à sa consommation. Pour cela, il faut mettre dans la balance :

En premier lieu, les ménages doivent faire attention à adopter la bonne puissance de compteur. La puissance souscrite est payée au travers d’un abonnement. Il s’agit de la part forfaitaire de la facture. Les particuliers disposent de compteurs acceptant une puissance allant de 3 kVA à 36 kVA. Plus la puissance de compteur est élevée, plus l’abonnement sera cher, plus vous pourrez utiliser d’appareils électriques en même temps. Une puissance trop basse engage des disjonctions fréquentes, à l’inverse, une puissance trop importante se traduit par un surcoût.

Ensuite, il convient de regarder le prix du kWh en fonction de vos habitudes de vie. Certaines offres vous permettent de profiter d’un prix du kWh plus avantageux à certaines heures que d’autres. C’est notamment le cas de l’option heures pleines / heures creuses. En heures creuses, souvent la nuit, le prix du kWh, le prix est bien moins cher qu’en heures pleines. Les consommateurs peuvent en profiter pour faire tourner leurs appareils énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de la voiture électrique) et optimiser la facture d’électricité.

La mise en place du compteur Linky a également permis l’apparition de nouvelles offres plus adaptées aux modes de vie de certains ménages. C’est par exemple le cas de l’offre Zen électrique d’EDF qui propose 30% de réduction sur le prix de l’électricité le week-end ou de l’offre Vert Electrique Auto, qui garantit un prix du kWh 50% moins cher la nuit pour les personnes équipées d’une voiture électrique.

Découvrez nos offres solaires sur mesure

Estimez vos économies en passant au solaire

L’autoconsommation consiste à installer des panneaux solaires sur son toit. On peut ainsi consommer et produire sa propre électricité. Ainsi, on diminue sa consommation auprès du fournisseur. Il s’agit en quelque sorte d’une « énergie potagère ». Pour faire un parallèle, c’est comme si vous plantiez des légumes chez vous. Vous pouvez les récolter pour les consommer et diminuer vos achats au supermarché.

En autoconsommation, le prix du kWh consommé reste stable. Il dépend avant tout du montant de l’investissement de départ et de la production de votre installation. Afin d’optimiser les économies d’énergie grâce aux panneaux photovoltaïques, il est possible d’installer un gestionnaire d’énergie, comme YUZE proposé par EDF ENR. Ce boîtier intelligent évalue votre consommation d’énergie et votre production. Il lance le ballon d’eau chaude lorsque les panneaux solaires produisent de l’électricité verte.

Grâce aux panneaux solaires photovoltaïques vous pouvez faire jusqu’à 60% d’économies sur la facture d’électricité. Avec une durée de vie supérieure à 30 ans, ils vous accompagnent sur le long terme. 

Pour installer des panneaux solaires, il est notamment nécessaire d’estimer sa consommation et plus particulièrement sa consommation journalière. Ainsi, un simulateur est mis à disposition sur le site d’EDF ENR pour l’identifier et définir les économies possibles sur sa facture (retrouvez-le en bas de cet article).

Le saviez-vous ?

Il est aussi possible de suivre sa production solaire grâce au compteur Linky. Ce compteur intelligent fera la distinction entre l’électricité produite et consommée au sein de votre foyer et l’électricité que vous vendrez en obligation d’achat(OA Solaire) sur le réseau. Ce faisant, vous pouvez savoir combien vous rapportent tous les ans vos panneaux photovoltaïques. C’est un moyen d’évaluer la rentabilité de votre installation solaire.

FAQ

Quel est le rôle de la CRE (Commission de régulation de l’énergie) ?

La CRE est une autorité administrative indépendante du gouvernement. Elle a pour mission de contrôler et réguler le marché de l’énergie au profit des consommateurs et en lien avec la politique de transition énergétique de la France. Elle a notamment pour mission de fixer les tarifs réglementés de vente de l’électricité et du gaz. Créée le 30 mars 2000, elle est aujourd’hui présidée par Emmanuelle Wargon.

Comment faire une estimation du prix de l’électricité selon la consommation électrique de son foyer ?

Selon le bilan d’ouverture des marchés de la CRE, au 31 mars 2022, on comptait 33 920 000 sites résidentiels dans l’Hexagone avec une consommation annuelle d’électricité de 160,06 TWh. Cela correspond à une consommation d’électricité moyenne de 4 717 kWh par ménage en France.

Au tarif bleu d’EDF, en option base avec un compteur d’une puissance de 6 kVA, cela représente une facture de 1015,81 € à l’année :
● Environ 972,65 € pour les kWh facturés ;
● 143,16 € d’abonnement annuel, la part forfaitaire de la facture.

Par mois, cela constitue une dépense de 84,65 €. Ces chiffres sont des moyennes, ils ne constituent pas forcément la réalité de votre foyer. Pour en savoir plus, il faut calculer sa consommation.

En effet, réaliser une estimation de sa facture d’électricité permet de mieux comprendre les dépenses et de mieux gérer son budget énergie. Pour estimer le montant de la facture, vous pouvez :
● Suivre votre consommation grâce au compteur Linky sur l’espace client Enedis ;
● Récupérer votre historique de consommation auprès de votre fournisseur (dans votre espace client, le plus souvent) ;
● Additionner les consommations générées par l’ensemble des appareils électroménagers, équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire dans votre logement.
Cette dernière option est très fastidieuse. Il existe des outils pour procéder à une simulation en ligne. C’est très pratique avant un déménagement. On peut mieux prévoir les factures d’électricité à venir.